Fondamentaux

de Communication

Lecture

by SIC

J'ai toujours voulu faire de la communication... Dès mes 13 ans, je voulais créer ma boîte de communication pour faire des livres, créer des images, et voyager.

Un BTS dans la tête, je me suis trouvée à cheminer en classe préparatoire par obligation parentale (un des meilleurs services qu'ils m'aient rendu) puis la Fac, Nanterre et le vide d'avoir choisi sa voie. Enfin, les SIC, l'université aux Etats-Unis et le graal, admission au CELSA. Un master après, l'aventure du Doctorat.

Je suis devenue enseignante par hasard, sur un malentendu et j'ai été mordue. Happée par la passion de transmettre les Sciences de l'Information et la Communication.

Quelques ouvrages et articles qui sont mes fondamentaux avec une émotion nostalgique pour mes profs : Fabrice d'Almeida, Marc Hiver, Louise Merzeau à Nanterre et Nicole d'Almeida, Yves Jeannerêt, Karine Berthelot Guiet... Puis les merveilleux copains de thèse aujourd'hui à la tête de laboratoire, HDR et artisans de la recherche et de l'art d'élever _ educare.

Communiquer,

l'art de relier

« L’habit ne fait pas le moine…

Mais il y contribue fortement »

En communication, la forme compte et les mots aussi. A l’heure de l’Intelligence artificielle, de la course au Like et des avatar, quelle est la place de l’authenticité ? Au-delà des apparences et des moines qui communiquent même sur Instagram, la demande de contenu reste forte. « Communiquer, c’est entrer dans l’orchestre… »

... et c’est jouer la note qui change le rythme.

Notre approche de la communication

Nos valeurs, voyage, joie, éthique et expertise, traduisent notre approche de la communication. Nous connaissance les médias, les supports, les outils de communication. Ils sont les artisans de la diffusion et le concepteur de nos idées, nos pensées, nos croyances. Dans un monde de l’éphémère, l’apparence, l’immédiateté, nous sommes fermement convaincus que la communication, c’est l’humain, l’émotion et l’expérience. Nous créons des contenus discrets, efficaces et puissants qui trottent dans la tête, changent le pointe de vue et peu à peu, transforment la personne sur le long terme. Nous croyons fermement que « Le message, c’est le médium… Et c’est lui que vous retenez »

En enseignement, deux tendances s’opposent : celle d’inonder l’étudiant de connaissances pour former son esprit à la mémorisation ; et celle de générer de l’engagement, de l’adhésion ou de l’émotion pour mobiliser la part émotionnelle du cerveau et sa mémoire. Aujourd’hui, nombre d’enseignants se posent la question de leur rôle dans le parcours de l’étudiant. Tout est disponible sur Internet, l’étudiant peut même disserter en achetant des prêts à coller ou en sollicitant l’intelligence artificielle. Former son esprit n’est plus une quête d’esprit critique mais seulement d’un sésame pour l’emploi. Après tout, n’est-ce pas la « vie » qui enseigne ? Ou est-ce les Youtubeurs et les Fake news qui participent à confirmer des opinions et des jugements.

Conscience culturelle et intelligence émotionnelle

Toute pratique médiatique est un « système normatif exigeant qu‘on s‘y conforme à la manière d‘un contrôle social qui s‘exerce à travers des ‗modes‘ dont les règles changeantes n‘imposent qu‘une obéissance passagère »

Père de la notion d’espace public, Jurgen Habermas conçoit les échanges sur la sphère médiatique comme un modèle politique de discussion, un lieu fictif où s‘échangent les opinions de la société civile et les propositions de l‘Etat. J. Habermas actualise son modèle en analysant l‘objet principal de médiation du discours généralisé c‘est-à-dire, le concept de publicité tel que le propose E. Kant dans son article réponse à la question Qu’est-ce que les Lumières ? La publicité est définie comme essentielle car « médiatrice de la politique et de la morale » (HABERMAS, 1992 : 124).

Dans et sur l‘Espace public, la circulation des discours établit des forces où chaque acteur joue un rôle dans le discours. Chacun a une force qui correspond à un rôle qu‘il exprime à travers son discours. Ce dernier influe dans les discussions quelle que soit la thématique en question. La force des acteurs participe à l‘activité essentielle de mise en visibilité dans l‘Espace public de l‘eau, notion essentielle à notre thèse.

Concept défini pour la première fois par J. Habermas dans sa thèse soutenue en 1962 à Francfort, l’Espace public est immédiatement reconnue pour l‘originalité et la richesse du concept décrit par J. Habermas. Lieu de discours généralisé accessible à tous par l‘exercice de sa raison (penser tout haut et en communauté), le philosophe institue l‘espace public comme un discours dont l‘objectif est de déplier un type idéal de démocratie à partir d‘une analyse historique de l‘objet, la sphère bourgeoise publique. Sa description historique mène l‘auteur à dénoncer la mainmise des intérêts commerciaux sur la fonction première de la publicité gâchant le bon exercice de cette dernière. La publicité est transformée en outil de manipulation à jouer des symboles et ressorts psychologiques les plus connus pour produire une forme de popularité des idées proposées par l‘utilisateur de la publicité.

Dans le droit fil de la pensée de l‘Ecole de Francfort dont il se fait l‘héritier dans cette thèse, Habermas dénonce les effets des produits des « industries culturelles » sur l‘exercice de la raison et de la politique. Dans la sphère publique, chacun interagit et construit sa publicité, son image, son discours dans le but d‘apparaître. C‘est dans le cadre de la publicisation et de la construction de la visibilité du discours que l‘Espace public de J. Habermas cadre ce travail de recherche. Le discours est rendu public et visible sur une scène publique sur lieu où les différents acteurs manipulent sous couvert de discussion…

Comment peut-on encore communiquer ? Dans cet espace qui manipule, peut-on encore rêver à l’idéal d’un Espace public qui créé des liens, construise une conscience collective et favorise une intelligence humaine basée sur des valeurs solides. A ANAMANA, nous aimons les concepts et les théories pour nourrir notre esprit critique… Et nous aimons inspirer un changement en « nous changeant nous-même », en proposant des outils de communication qui ont du sens, de l’essence, du cœur… Ce supplément d’âme qui affirme la place du mystère, du respect et de la joie créative ! En bref, nous sommes restés des enfants avec la sagesse d’un adulte !

L’essentiel est invisible pour les yeux…

Et le visible vient du cœur.